Non à l'euthanasie en Suisse.

 

 

La commune de Reconvilier en Suisse a trouvé une réponse extrême aux retards et absences de paiement de la taxe annuelle sur les chiens: la menace de l'euthanasie de l'animal.

Le secrétaire municipal de Reconvilier n'y va pas par 4 chemins quand il présente cette solution: << S'agissant des taxes de chiens, l'autorité envisage, à défaut d'obtenir rapidement le règlement des arriérés, d'exiger l'abattage des animaux dont les taxes ne seraient pas payées, aux frais de leur propriétaires.>> Il ajoute toutefois que la commune espère ne pas en être réduite à une telle extrémité.

Quand on lui demande s'il n'a pas peur d'en arriver là, l'homme ne se démonte pas et explique que la commune prendrait contact avec le vétérinaire du canton pour fixer la procédure d'exécution. Et si le vétérinaire refuse de l'exécuter, ce n'est pas un problème... Pourquoi ? 

<< Je suis en poste depuis 38 ans et je me souviens qu'il y a une trentaine d'années, lorsqu'il avait fallu régler un problème de gens qui vivaient dans des conditions hygiéniques déplorables avec des chiens, on avait emmené les bêtes au clos d'équarrissage, tiré une balle dans la tête, et puis c'est prêt. Ils ne souffrent pas. L'injection létale, c'est du sentimentalisme.>>

Bien entendu, ces déclarations ne passent pas inaperçues, même pour une commune de 2 245 personnes qui compte seulement 280 chiens. Une responsable de la spa dénonce les propose du secrétaire municipal et rapelle, à juste titre, que l'abattage de chiens qui n'ont rien fait est illégal.

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